Évaluer la qualité d’un éclairage

Campeche

L’éclairage est un élément central de l’espace public. Il y joue en effet plusieurs rôles clés : augmenter la visibilité d’un lieu ; améliorer la sécurité des quartiers, des routes et des rues ; mettre en valeur des sites ou encore souligner l’architecture des bâtiments.

-> L’éclairage a également une incidence directe sur la perception émotionnelle d’un lieu et peut donc contribuer à améliorer l’expérience et le bien-être des citoyens.

Pour remplir toutes ces fonctions, l’éclairage public doit être à la fois efficace, offrir un confort de vision sans éblouissement, et respecter des normes bien précises. Dans une perspective de développement durable, il doit aussi répondre à des critères de qualité environnementale.

Les LED se sont imposées depuis quelques années dans le domaine de l’éclairage grâce à leur grande efficacité lumineuse, leur qualité de la lumière, et leur longue durée de vie. Mais de quoi dépend un « éclairage de qualité » ? Revenons tout d’abord sur quelques fondamentaux avec les différentes unités de mesure de l’éclairage.

Comment mesure-t-on l’éclairage ?

Il existe différentes unités clés de mesure photométrique.

Les Lumens (lm) mesurent le flux lumineux, soit la quantité de lumière émise par une source lumineuse. L’efficacité lumineuse en découle, il s’agit ici de mesurer la rentabilité d’une source lumineuse : la quantité de lumière émise pour 1 watt consommé (lm/W). Cette notion aura une importance majeure dans un éclairage autonome. Les Lux (lx) viennent mesurer l’éclairement, soit la quantité de lumière, en un point donné, d’une surface. Ils s’obtiennent en divisant le flux lumineux (lm) par la surface éclairée (m²).

Les Candelas mesurent l’intensité lumineuse, soit la quantité de lumière émise dans une direction donnée. Rapportés au m², ces candelas indiquent alors la luminance, soit l’intensité lumineuse telle que perçue par l’œil humain. Celle-ci varie en fonction de la couleur et de la surface éclairée. Ce critère est notamment très important à considérer dans le cadre d’une route, avec la perception de la luminosité par un conducteur.

 

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Quant aux degrés Kelvin (K), ils mesurent la température de couleur de la lumière. On dira en effet d’une source lumineuse qu’il s’agit d’une lumière « chaude » ou « froide ». Un éclairage de 5700K correspond ainsi à un blanc froid, 4000K à un blanc neutre, et 3000K à un blanc chaud.

Selon les pays, les ressentis sur l’éclairage, les décrets ou l’impact sur la biodiversité, les températures de couleur sont favorisées ou réglementées.

 

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Critères de qualité de l’éclairage public

À quoi reconnaît-on la qualité d’un éclairage public et comment peut-on l’évaluer ? Offrir un éclairage de qualité, c’est avant tout éclairer intelligemment. Il ne s’agit pas simplement de faire du balisage lumineux, mais d’éclairer au bon moment et à la bonne puissance. L’éclairage doit ainsi distribuer harmonieusement la luminosité, permettre de mettre en valeur les zones concernées, garantir une couleur de lumière adéquate avec rendu des couleurs approprié, respecter une bonne composition des ombres, et fournir un niveau d’éclairage suffisant tout en limitant l’éblouissement, les miroitements et les reflets.

Pour évaluer la qualité d’un éclairage, on s’intéressera principalement à deux critères clés :  la performance de l’éclairement (en lux ou candela/m² selon l’application) et l’uniformité (U0) exprimant le ratio entre le point le moins éclairé d’une zone et l’éclairement moyen de cette zone.

-> Conjointement, ces deux paramètres permettent d’assurer la bonne visibilité d’une zone et la bonne perception des contrastes par l’usager.

 

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EVITER LES MAUVAISES PRATIQUES

En cas d’éclairement trop faible ou d’un manque d’uniformité, par exemple si le choix des optiques des lampadaires n’est pas adapté ou si la disposition des luminaires installés n’est pas ajustée, la qualité et l’efficacité de l’éclairage est altérée. L’alternance entre zones éclairées et zones sombres, caractérisée par une mauvaise uniformité, représente un danger tout particulier pour les usagers motorisés car elle aggrave la fatigue visuelle.

La quantité d’éclairement et l’uniformité de la zone éclairée sont également essentielles pour les piétons : lorsqu’il est de bonne qualité, un éclairage est perçu comme réduisant le stress et l’insécurité.

Pour mesurer le confort visuel global d’une installation, on s’intéressera par ailleurs aux taux d’éblouissement et à d’autres facteurs.
 

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Un éclairage de qualité doit aussi être durable

Aux critères de qualité « classiques » s’ajoutent désormais des critères de qualité relatifs à des enjeux de développement durable comme l’amélioration de la qualité de vie, la protection de l’environnement, l’efficacité énergétique et le développement économique.

Ces critères s’ajoutent à la notion d’un éclairage public plus « juste », que l’Association Française de l’Eclairage (AFE) définit comme « la lumière nécessaire, suffisante et maintenue pour chacune des tâches visuelles accomplie sur l’espace considéré ».

-> C’est pourquoi le recours à l’éclairage solaire s’impose aujourd’hui de plus en plus au sein des collectivités et acteurs publics soucieux de prendre pleinement part à la transition énergétique.


 
Axés sur les énergies renouvelables, ils représentent un moyen efficace de maîtriser la consommation énergétique, de réduire l’empreinte carbone de l’éclairage et de limiter la pollution lumineuse.
-> Dans certains cas, l'utilisation de lampadaires solaires permet également de gagner des points pour la classification BBC / LEED des bâtiments.

Résilients et durables, les lampadaires solaires permettent donc à la fois de satisfaire aux critères traditionnels de qualité d’éclairage, dans le respect des normes en vigueur, mais aussi de répondre aux impératifs de développement durable.

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